Zoé Valy

Blog

La Cueillette de Guillaume Appolinaire

Ajouté le 11 août 2017

 

La cueillette

    Nous vînmes au jardin fleuri pour la cueillette.

    Belle, sais-tu combien de fleurs, de roses-thé,

    Roses pâles d'amour qui couronnent ta tête,

    S'effeuillent chaque été ?

 

    Leurs tiges vont plier au grand vent qui s'élève.

    Des pétales de rose ont chu dans le chemin.

    Ô Belle, cueille-les, puisque nos fleurs de rêve

    Se faneront demain !

 

    Mets-les dans une coupe et toutes portes doses,

    Alanguis et cruels, songeant aux jours défunts,

    Nous verrons l'agonie amoureuse des roses

    Aux râles de parfums.

 

    Le grand jardin est défleuri, mon égoïste,

    Les papillons de jour vers d'autres fleurs ont fui,

    Et seuls dorénavant viendront au jardin triste

    Les papillons de nuit.

 

    Et les fleurs vont mourir dans la chambre profane.

    Nos roses tour à tour effeuillent leur douleur.

    Belle, sanglote un peu... Chaque fleur qui se fane,

    C'est un amour qui meurt !

 

     Guillaume Appolinaire (1880 - 1918)

 

La beauté de la vie

Ajouté le 6 août 2017

La beauté de la vie,

Vivre chaque instant,

Accepter ce qui vient,

Sourire à chacun,

Vivre avec soi et ses rêves,

Partager par amour 

Et dans la nature se ressourcer.

© Zoé Valy 2017

 

 

 

 

Dernières Nouvelles

Ajouté le 12 avr. 2017

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L'enfant c'est sacré

Ajouté le 28 mars 2017

L’enfant, 

C’est « sacré ».

 

Un enfant est conçu. Il n’a rien demandé. On lui offre « sa » vie.  

Il grandit dans le sein de sa maman. Ils ne font qu’un. Ils sont heureux.

Le jour vient où à l’étroit, il réclame son indépendance. Il frappe à la petite porte. 

Il naît. La vie coule dans ses veines et il le crie bien fort. 

 

La famille l’admire, le cajole, le nourrit.

Il est pur et beau, curieux et audacieux, sensible et attendrissant.

Il est certain d’être aimé, il est confiant.

Il est heureux.

 

Il écoute, il imite, il absorbe, il grandit.

À l’adolescence, il s’interroge ou pas.

Il est formaté ou il veut sauver l’enfant.

Il suit le troupeau ou rêve d’indépendance.

 

Adulte, il sait.

Il continuera à se conformer ou il résistera,

Il sera accepté ou incompris,

Il sera porté ou chutera et se relèvera.

 

À l’automne de sa vie, il est convaincu.

 

Je « pense » avoir réussi ma vie

J’ai fait ce que je devais.

Je suis admiré et respectable,

Je possède, je contrôle.

 

J’ai réussi ma vie, 

J’ai résisté, j’ai déçu, j’ai eu mal, 

Je ne fais pas l’unanimité et j’en souris,

Le regard m’importe peu, je suis. 

 

Et il part…

Frustré de quitter ses acquis,

Triste d’avoir lésé l’enfant,

Serein de rêver encore,

Heureux d’avoir vécu.

 

Zoé Valy © 2017

Petit Clown

Ajouté le 7 mars 2017

Petit Clown 

Assis sur l’étagère

Petit Clown

Tu te souviens des jours heureux

Quand dans les mains

De mes chers chérubins

Tu faisais briller des étoiles dans les yeux.

 

Le temps a passé,

Ils se sont envolés,

Tu es resté.

 

Assis sur l’étagère

Tu me regardes agiter mes pinceaux,

Taquiner le clavier.

J’ignore ta présence,

Indifférente à ton passé,

Tu gardes la pose.

 

Aujourd’hui mon regard

Perdu dans le vague,

A croisé ton regard.

Dans mes mains tu t’es posé,

Je t’ai caressé,

Je me suis souvenue.

 

Emue par de tendres images,

Je t’ai redonné vie,

Sur ma toile tu vivras,

A coté de moi tu resteras,

En ami, en complice,

Témoin de mes envies.

 

© Zoé Valy 2017

Dernières Nouvelles

Ajouté le 7 mars 2017

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La Femme Romantique

Ajouté le 22 févr. 2017

Bonjour,

J'aime écrire et j'essaie dans la mesure du possible d'accompagner mes travaux d'un texte (nouvelles, poème, poème en prose ...).

J'exprime de cette manière mes émotions, mes rêves, mes observations ... au moyen de mes deux passions que je fusionne.

La femme romantique

Mon corps doux et doré allume ma flamme,

Je fleuris ma belle chair d’un tendre parfum,

Mes jambes duveteuses meuvent la femme,

J’ose la fine dentelle du bas surfin. 

 

Ma sensible robe blanche me captive,

Un rien écervelée je cède de bon gré

D’un air guilleret, la mine approbative

La douce sylphide apparaît, effarée.

 

Le mascara bleu flatte mon beau visage

Mes longs cils poétisent mon joli regard

Mon miroir se régale de ce doux mirage.

 

Cheveux au vent, émue, vaporeuse et ravie

Faisant fi des badauds étonnés, je m’égare

Cueillir et sentir les jolies fleurs de la vie

© Zoé Valy 2017

 

Ma petite sortie matinale

Ajouté le 21 févr. 2017

Je flâne dans mon jardin. Le ciel teinté de gris embrume mon pas et mon regard. La nature éreintée lance des appels de détresse. L’hiver s’éternise. L’air frais encourage ma respiration, mon diaphragme se soulève. Que c’est bienfaisant d’inspirer ! Mon corps se relève, se réveille, s’émoustille. Ma vue contemple l’horizon. Je me félicite d’exister. Je lève la tête. Une cigogne optimiste plane. Des oiseaux l’encerclent. Un chien glapit au loin. Le moteur d’une voiture vrombit. « Bonjour » me dit le coucou, « M’as-tu entendu, reconnu ? » Je me tâtonne. Oui, bien lui, et même que les tourterelles roucoulent à ses côtés ! Ils annoncent la bonne nouvelle. Je m’enchante. Les perce-neige désirées dorment encore, elles s’interrogent. L’hiver va trépasser. De toute évidence, les oiseaux le chassent. À l’intérieur, ma rose de Noël s’épanouit, je souris à sa beauté. Détendue et optimiste, je rejoins mes passions. Le printemps s’étire, se prépare. Demain, il sera là.

Ecrit le 31 janvier 2017

© Zoé Valy 2017

Je me souviens

Ajouté le 17 févr. 2017

Je me souviens

 

Ce souvenir me hante, une voix,

Mon sourire balayé par le vent.

Mon vol ralenti, mes ailes qui perdent la mesure,

Un air qui résonne encore aujourd’hui.

Un tourbillon infernal dans l’abîme de la solitude.

 

Un instant, une douleur,

Et pourtant …

Un rêve me hante,

Il va et vient au gré des vents,

Présent lors des grandes tempêtes,

Au lever et au coucher du soleil.

 

Tu ne souris plus, tu ne siffles plus

Tu ne me parles plus, tu ne valses plus,

Tu ne pleures plus, tu dors.

Les larmes de mon cœur,

Inondent mes joues innocentes.

 

Je te parle, je te promets, je m’excuse,

Mais tu es là immobile et crispé.

Je prie la providence,

Mon regard te fixe,

Et t’implore.

 

Lentement, tu t’élèves et tu te redresses,

Ton œil cligne et ta tête dit oui,

Tu me souris, je te souris

J’ai compris ton message,

Tu me dis « merci » et tu veilleras.

 

Un rêve de réconfort et d’espoir,

Je sais que tu es une étoile,

Perdue dans la nuit sombre,

Un oiseau sifflotant,

Qui valse et qui bat la mesure.

 

 

À l’automne de ma vie,

Plus ridée que toi,

Guidée par toi,

Je chemine vers la lumière,

Digne et confiante.

 

Merci papa.

© Zoé Valy 2017

Le cœur à ses raisons, que la raison ignore.

Ajouté le 16 févr. 2017

Le cœur guide ma vie. Il se lève le matin, heureux de voir le jour. Il motive mes pas et trace mon chemin. Je sais où je veux aller. Je sais que mes rêves m'attendent. Je balaye de mes mains les corvées essentielles. Allégée, je peux vivre. Il fut un temps où le travail s'imposait. Il faut bien faire sa soupe. Plutôt que de le subir, je le sublimais. Chaque matin, je partais, passionnée, rejoindre mes dossiers. J'ai cet instinct naturel qui me pousse à positiver, à cueillir les instants. J'ai toujours pensé que la vie était un cadeau et que chaque jour méritait d'être vécu. Ce n'est pas facile, je fais ce que je peux.  Mon cœur à ses raisons.

Et l'oiseau s'est fait faucher en plein vol. Il a chuté. Il s'est mis à raisonner. Il se posa mille questions sur les circonstances de sa chute. Il perdait son cœur et gagnait en raison. Quelqu'un lui dit un jour "il fallait réfléchir". Il ne comprenait pas. Son cœur le guidait pourtant lors de sa chute ! Il écouta le conseil avisé. Il se mit réfléchir. Il se heurtait et s'enfonçait. Il se relevait avec raison et il rechutait sans raison. La raison du plus fort l'emportait. Il perdait son instinct et négligeait son cœur. Il en prit conscience. Il retrouva son cœur qui stimula son instinct. Il se remit à voler.

Il se jura que plus jamais il délaisserait son cœur au profit de sa raison. 

© Zoé Valy 2017

Créé avec Artmajeur