Zoé Valy

Blog

 

19 avr. 2018
Pointe du Raz



Pointe du Raz

Ma Bretagne, mon aimée,
Mes sens épris de toi,
Se languissent et me disent :
Prends tes pinceaux, pigments et solvants,
Rêve et vole tel un goéland,
Vois ton empreinte sur les rochers,
La beauté bleue de l'immensité,
Survole cette proue lentement,
Le Phare de la Vierge ensoleillé,
et au loin, pose-toi sur l'île de Sein.

© La Vie au fil des jours Zoé Valy

Lien permanent

 

19 avr. 2018
Pointe du Raz



Pointe du Raz

Ma Bretagne, mon aimée,
Mes sens épris de toi,
Se languissent et me disent :
Prends tes pinceaux, pigments et solvants,
Rêve et vole tel un goéland,
Vois ton empreinte sur les rochers,
La beauté bleue de l'immensité,
Survole cette proue lentement,
Le Phare de la Vierge ensoleillé,
et au loin, pose-toi sur l'île de Sein.

© La Vie au fil des jours Zoé Valy

Lien permanent

 

19 avr. 2018
Côte à côte



Marcher côte à côte

S'épauler, s'entraider

Sentir monter la joie

Sautiller

Poussés par le vent

S'émerveiller 

Et sourire

Au bonheur de vivre


© Au fil des jours Zoé Valy

Lien permanent

 

16 avr. 2018
Un enfant




Un enfant,

Ça vous décroche un rêve

Ça le porte à ses lèvres

Et ça part en chantant

Un enfant,

Avec un peu de chance

Ça entend le silence

Et ça pleure des diamants

Et ça rit à n'en savoir que faire

Et ça pleure en nous voyant pleurer

Ça s'endort de l'or sous les paupières

Et ça dort pour mieux nous faire rêver


Un enfant,

Ça écoute le merle

Qui dépose ses perles

Sur la portée du vent

Un enfant,

C'est le dernier poète

D'un monde qui s'entête

A vouloir devenir grand

Et ça demande si les nuages ont des ailes

Et ça s'inquiète d'une neige tombée

Et ça s’endort, de l’or sous les paupières

Et ça se doute qu'il n'y a plus de fées


Mais un enfant

Et nous fuyons l'enfance

Un enfant

Et nous voilà passants

Un enfant

Et nous voilà patience

Un enfant

Et nous voilà passés.

 

© Jacques Brel

Lien permanent

 

6 mars 2018
Matin d'automne


Matin d'automne 

Au ciel sombre

A l'herbe humide

Ta fraîcheur

Anime le corps

Vivifie l'esprit

Inspire l'âme

 

brume-40x50.jpg Matin d'automne
Lien permanent

 

1 févr. 2018
Le tombereau de mon enfance


Je devais avoir une dizaine d’années, peut-être moins. J’avais une grand-mère, un grand-père, un oncle et sa famille. Les vacances d’été interminables à cette époque m’amenaient à passer de merveilleux instants à la ferme. 

On se levait le matin heureux de vivre. J’avalais une grosse tartine au beurre avec un bon café. Confortablement installée à l’arrière du Solex de grand-père nous partions à la ferme de mon oncle. Ma journée coulait dans le partage des tâches. Il y avait mes cousins et cousines plus jeunes, les vaches à appeler « venez, venez ! », participer à la traite sur le petit tabouret très bas les mamelles serrées dans mes petites mains, le dîner à préparer, la vaisselle à faire à la main, nourrir les poules, préparer le goûter, un gros paquet de tartines beurrées et un bon café. Mais aussi les jeux de cache-cache dans les ballots et même qu’un jour on a tout fait tomber ! Ah ça aussi je m’en souviens. Pas contents les grands.

Les hommes très occupés par la moisson me hissaient bien souvent dans le tombereau vide tiré par des chevaux et nous partions aux champs. Inlassablement ils soulevaient de leurs quatre bras des ballots de paille que minutieusement j’alignais dans le tombereau pour éviter leur dégringolade au retour. Je me souviens du blé doré qui titillait mes narines, du soleil qui brûlait ma peau, de nous tous assis à même le sol dégustant notre goûter. Ils parlaient en « wallon » du travail, du temps, ils riaient, ils étaient heureux. Grand-père soucieux que je comprenne mélangeait avec affection le bon français et le wallon. Sa maladresse généreuse me fait encore sourire de tendresse.

Des secousses heureuses dans un tombereau, un travail sain, des papotés rigolotes, des bonheurs simples, mais intenses.

Quelques décennies plus tard, ils vivent encore et parfois ils réchauffent le corps, le cœur et l’âme. 

© Zoé Valy - La Vie au fil des jours 2018

 

 

Lien permanent

 

29 août 2017
Le chemin d'un rêve


Il y a quelques années, je mettais fin à une carrière professionnelle bien remplie. L’occasion pour moi de m’occuper de mes rêves de jeunesse étouffés pour la bonne cause. J’ai donc envisagé de peindre ! J’ai pris quelques cours chez une amie, elle m’a donné les bases, je me suis renseignée sur le web, j’ai participé à des forums, des groupes... J’espérais pouvoir le faire tout simplement. De toile en toile, d’aquarelle en aquarelle, de pastel en pastel, de fusain en fusain... j’ai amélioré ma technique. Je n’ai pas cherché à trouver un style. Je sais juste que j’aime peindre ce qui est beau et lumière à mes yeux. Je puise mon inspiration dans la nature, dans mon environnement quotidien, dans mes centres d’intérêt. Tout ce qui embellit ma vie a une chance d’être immortalisé.  

Au début, je les posais dans mon salon, mon living, ma véranda ... ! J’attendais les réactions sans crainte. Je voulais m’évaluer. La famille fut donc mon premier grand juge impitoyable ! J’ai osé les réseaux sociaux toujours avec le même objectif : m’améliorer.

Aujourd’hui, j’accumule et la maison ne compte pas plus de pièces, ni de murs. 

Au hasard de mes rencontres, j’ai enregistré quelques réflexions  du style « Tu n’exposes pas ? Tu devrais !".  J’ai eu quelques occasions que j'ai volontairement évitées par manque de confiance. J’ai continué mon chemin et je me suis remise profondément en question. Tellement loin, que j’ai choisi un nom d’artiste qui serait le reflet de mon âme. Je suis donc devenue « Zoé Valy ». 

Voici quelque temps, j’ai rencontré une échevine lors de l’inauguration d’une « Boite à lire ». On a fait connaissance. Elle m’a dit apprécier ce que je peignais et qu’elle me contacterait. Elle a tenu sa parole et je suis invitée à exposer aux Journées du Patrimoine organisées les 9 et 10 septembre 2017 à L’Administration communale de Lens (Belgique), commune où je suis domiciliée. Ce sera donc ma première exposition.  Une motivation pour passer à l’encadrement et faire une mise à jour de mon site.

Je suis heureuse d’avoir rêvé dans ma jeunesse, d’avoir osé leur donner vie, d’avoir persévéré contre vents et marées et de constater qu’aujourd’hui ils ont réussi à prendre leur place dans la vie des plus sceptiques. Il faut dire que je les cachais bien ! 

 

Merci à vous.

 

© Zoé Valy 2017

 

 

 

Lien permanent

 

14 août 2017
Un jour de pluie


 

 

 

Photo de l'oiseau prise quelques jours plus tard, le ciel est bleu et l'oiseau est toujours là ...

Un jour de pluie  ….

 

Un ciel gris blanc accueille mon réveil. Un jour de pluie s’annonce. C’est une bonne chose. Il est là posé sur sa branche. Deux ombres à contre-jour, un arbre et un oiseau. Je sirote mon petit café. Il balance la tête. Me dit-il « Bonjour » ? J’aime à le penser. Une vitre entre deux âmes. Un instant intense et pourtant quotidien. Des filaments d’eau rejoignent le ciel et la terre. C’est la pluie. Il s’envole. Il a raison, demain il sera là. Je boirai mon petit café et … on se retrouvera.

J’avais oublié que l’on court sous la pluie !

 

© Zoé Valy 2017

Lien permanent

 

11 août 2017
La Cueillette de Guillaume Appolinaire


 

La cueillette

    Nous vînmes au jardin fleuri pour la cueillette.

    Belle, sais-tu combien de fleurs, de roses-thé,

    Roses pâles d'amour qui couronnent ta tête,

    S'effeuillent chaque été ?

 

    Leurs tiges vont plier au grand vent qui s'élève.

    Des pétales de rose ont chu dans le chemin.

    Ô Belle, cueille-les, puisque nos fleurs de rêve

    Se faneront demain !

 

    Mets-les dans une coupe et toutes portes doses,

    Alanguis et cruels, songeant aux jours défunts,

    Nous verrons l'agonie amoureuse des roses

    Aux râles de parfums.

 

    Le grand jardin est défleuri, mon égoïste,

    Les papillons de jour vers d'autres fleurs ont fui,

    Et seuls dorénavant viendront au jardin triste

    Les papillons de nuit.

 

    Et les fleurs vont mourir dans la chambre profane.

    Nos roses tour à tour effeuillent leur douleur.

    Belle, sanglote un peu... Chaque fleur qui se fane,

    C'est un amour qui meurt !

 

     Guillaume Appolinaire (1880 - 1918)

 

Lien permanent

 

6 août 2017
La beauté de la vie


La beauté de la vie,

Vivre chaque instant,

Accepter ce qui vient,

Sourire à chacun,

Vivre avec soi et ses rêves,

Partager par amour 

Et dans la nature se ressourcer.

© Zoé Valy 2017

 

 

 

 

Lien permanent

 

Créé avec Artmajeur